Les jardins familiaux de Ménimur et Kercado - Vannes

A l'origine

Dans les années 80, des habitants de Vannes se regroupent en association pour demander la création de jardins familiaux sur le territoire de la commune. Après plusieurs années de réflexions et d’études, c’est en 1993 que la municipalité donne son feu vert pour la réalisation de 27 parcelles situées dans le quartier de Kercado. Celles-ci sont financées dans le cadre de la convention de quartier et de la charte d’écologie urbaine.
L’offre de ces parcelles aux habitants de Kercado, Conleau et Cliscouët est couronnée de succès à tel point que 9 autres parcelles sont créées et attribuées en février 1995.
En 1997, c’est un autre quartier de Vannes qui bénéficie de cette initiative avec la création des jardins de Ménimur, au lieu dit «Kermesquel».

Côté jardin
Le jardin de Kercado est situé à proximité d’une zone pavillonnaire, sur un ancien terrain agricole aujourd’hui propriété de la commune. Un pigeonnier domine l’ensemble. Les jardiniers bénéficient de la présence sur le site d’une «écostation» pour se débarrasser de leurs déchets verts.
Le jardin de Ménimur se situe à l’extérieur du quartier, sur une importante réserve foncière dont la zone boisée est un lieu apprécié de promenade pour de nombreux Vannetais.
A la manière de Kercado, les 41 parcelles d’une superficie de 130 m2 chacune ont été aménagées dans un pré. Un cabanon permet de stocker le matériel. Les jardiniers disposent de plusieurs points d’eau pour l’arrosage des cultures ainsi que de bacs, récupérateurs d’eau de pluie, situés près des cabanons. Des aménagements comprenant des toilettes, tables de pique-nique et jeux d’enfants sont à la disposition des résidents. Les jardins sont entourés d’un grillage de 2 mètres de haut et d’un portail fermant à clef.

Côté habitants
Dès l’origine, les habitants ont vu leurs demandes prises en compte, qu’ils s’agissent de l’installation des sanitaires ou des jeux d’enfants. La superficie des parcelles a été volontairement limitée, afin de ne pas décourager les jardiniers. Après quelques années de fonctionnement, toutes les parcelles sont régulièrement entretenues. Chaque départ est suivi de l’arrivée d’un nouveau jardinier. Les plus anciens conseillent les moins expérimentés, on s’échange les plants, on se donne des coups de main pour bêcher, on s’offre des légumes... Plusieurs après-midis de formation sont organisées par les bénévoles de la Société d’horticulture pour aider les jardiniers à réussir leurs plantations.
Dernièrement, l’association «Jardins familiaux» qui avait vu le jour pour réclamer la création de jardins s’est dissoute, estimant que ses objectifs étaient atteints.

Ou en est-on?
Les jardins sont un succès si l’on en juge la rapide attribution des parcelles et les demandes qui existent encore. Pour certaines personnes, le jardin est en outre un bon outil de resocialisation. Suite aux liens qui se tissent dans le cadre des jardins, des familles participent de nouveau à des activités dans le quartier, prennent part à des fêtes...
Monsieur Le Porho, animateur du comité de gestion au titre du Contrat de ville, regrette néanmoins que les jardiniers aient une attitude presque exclusivement de consommateurs. Il estime que l’encadrement des jardins par la Ville les a rendu exigeants, passifs, impatients que leurs demandes soient satisfaites. Ainsi, ils se montrent incapables de régler entre eux certains problèmes d’intendance, les répercutant trop rapidement aux animateurs du Contrat de ville.

Les projets
L’objectif à terme est d’inciter les jardiniers à se prendre davantage en main et à s’organiser collectivement afin que la gestion quotidienne soit de leur ressort. Dans cette hypothèse, le Comité de gestion garderait son rôle de suivi du bon fonctionnement des jardins et d’attribution des parcelles.

Budget de l'opération
Coût total des travaux pour les deux jardins : 2 500 000 F.
Cette opération a été financée par le dispositif Contrat de ville, avec la participation de l’Etat (charte d’écologie urbaine,...), de la Région et du Département du Morbihan.
Location de la parcelle : 300 F/an, consommation d’eau comprise.

Contacts :
Contrat de ville de Vannes,
M. Le Porho
Tél. : 02 97 46 18 50

Cette expérience est relatée intégralement dans le document "Jardins des Villes - Jardins des Gens" consultable dans lea rubrique téléchargez du réseau grandouest
Remerciement au groupe "Éducation à l'environnement urbain en Bretagne" qui nous a aimablement autorisé à diffuser ces expériences sur le site.

Vous avez la possibilité de vous procurer le document auprès de l'Office social et culturel rennais - 6 cours Alliés 35000 RENNES (PAF de 20 F en timbres pour les frais de port)


retour